Forestopie 3

Mes yeux trahissent la ligne,

Ils préfèrent le sillage au contour,

Et dans ce flou où le monde vacille,

La forêt s’érige en portail de jour.

Je ne vois pas l’écorce, mais la vibration,

Des cathédrales d’ombres aux voûtes superposées,

Où l’arbre devient une pure intention,

Une carte mentale que le trait vient fixer.

L’objectif capture ce que la main prolonge,

Une géométrie du rêve, fragile et souveraine,

Dans cette architecture où mon souffle s’immerge,

Et devient le frisson d’une présence souterraine.

Poèmes issue d’un recueil en cous d’écriture Forestopie. Le recueil sera publié avec des photographies de mes arbres